L'histoire d'Alexandre Blanc

Alexandre Blanc a grandi dans le Sud-ouest près de Toulouse. Très tôt il envisage dans un premier temps de devenir artiste peintre avant d'intégrer une formation de styliste à l'école d'arts appliqués Duperré puis à l'institut français de la mode.

Il intègre en 2007 la maison Yves Saint Laurent où il reproduira sur des robes du soir une technique de drapés tressés développée lors de ses études. Après un court passage chez Balenciaga, il rejoint Guillaume Henry en 2009 et participe à la renaissance de la maison Carven puis décide de devenir free-lance à partir de 2012 ce qui lui permet de collaborer avec plusieurs maisons dont Jil Sander et plus récemment Oscar de la Renta.

De retour à Paris, il crée en septembre 2018 la marque Alexandre Blanc pour laquelle il dessine lui-même ses imprimés et pense chaque pièce en volume sur un mannequin de bois en étroite collaboration avec son bureau d'études situé à Milan.

 

  

"Je veux renouer avec la créativité en travaillant le vêtement en volume, définir l'idée d'un corps et surtout l'idée d'une certaine femme. Je m'intéresse peu aux tendances mais j'aime l'idée de faire le portrait de cette femme au fur et à mesure des collections.

Un peu aristo, un peu brouillon, par le mélange des couleurs et le choix de ses imprimés, elle nous montre son côté flamboyant, inspirée par Cocteau, Braque, Matisse et Bakst. Elle est aussi intellectuelle, très empreinte de culture française. Un rien garçon manqué, elle utilise la chemise comme toile blanche sur laquelle elle ajoute une maille, un bijou et se singularise par cette spontanéité du mélange et de l'inattendu.

Elle est aussi sensuelle, elle aime un décolleté très ouvert sur les épaules telle une danseuse, la taille est marquée, la jupe cercle est fendue et, dans un mouvement, dévoile un jupon coloré, un peu de dentelle, l'idée de la lingerie, la liberté de la montrer et de porter des vêtements qui mettent en valeur une personnalité.

Le vêtement donne une structure mais ne doit pas contraindre, il doit s'adapter au quotidien, révéler le caractère de celle qui le porte sans passer devant, à l'image de l'actrice que l'on trouve plus fascinante que le réalisateur qui la dirige."

 

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